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  <title>notrefamille.com - Education enfants</title>
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  <description> Article de la rubrique "Education enfants" du site notrefamille.com</description>
  <lastBuildDate>Mon, 08 Jun 2026 21:07:22 +0200</lastBuildDate>
  <language>fr-FR</language>
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      <title>Comment aider nos enfants à s’informer ?</title>
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      <pubDate>Wed, 02 May 2018 09:26:00 +0200</pubDate>
            <category><![CDATA[Enfants]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Education enfants]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L&#039;information est partout. Mais si les sources se multiplient, la qualité n&#039;est pas toujours au rendez-vous. Les parents sont parfois démunis pour aider leurs enfants à comprendre l&#039;actualité. Comment répondre à leurs questions ?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les enfants et l&#039;actualité Alors que les sources d’information, plus ou moins fiables, se multiplient, enfants et adolescents ont besoin d’être accompagnés dans leur découverte de l’actualité.Bien sûr, il y a l’école. Depuis des années, et singulièrement depuis les attentats de 2015, elle met l’accent sur l’éducation aux médias. La Semaine de la presse, en mars, s’est imposée comme un temps fort. Et cette dimension clé de la formation des citoyens fait désormais partie du socle commun, le « bagage » minimum à acquérir durant la scolarité obligatoire.Il n’empêche, l’information est partout. Dans les kiosques, à la radio, à la télé mais aussi, via les moteurs de recherche et les réseaux sociaux, jusque sur les tablettes et téléphones de nos enfants. Et face à ce flot de sources de qualité inégale, les parents ne peuvent rester passifs.
  Beaucoup de parents se sentent désemparés Or, comme le montre une récente enquête du Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (Clemi), beaucoup, parmi eux, se sentent désemparés. « Mais ce n’est pas parce que les jeunes présentent souvent une meilleure maîtrise technique des outils numériques qu’ils savent s’informer », prévient Virginie Sassoon, l’une des responsables de cette structure. « Au contraire, ils ont besoin d’un accompagnement de leurs parents pour apprendre à évaluer la fiabilité des sources, vérifier l’information et donner du sens à leurs pratiques. » Cela peut passer par la création d’un compte Twitter familial ou par l’instauration d’un rendez-vous hebdomadaire pour décrypter ensemble l’actualité, en s’appuyant sur un site de « fact-checking » (vérification des faits), suggère-t-elle.Comme le constate Anne Cordier, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication, certains parents privilégient, pour partager l’info télévisée, le « replay », qui permet d’arrêter le journal pour expliquer ou discuter, ou bien de sauter des passages non appropriés. « Certains regardent même le ”JT” une première fois avant d’en montrer des fragments à leur enfant. » Dans un contexte d’individualisation des pratiques, beaucoup de jeunes vont certes progressivement s’affranchir du mode d’information qui prévaut dans la famille. « Mais l’essentiel, c’est de leur avoir donné des repères », soutient Anne Cordier.
   Partir des questions des enfants Pour ce faire, Agnès Barber, rédactrice en chef de 1 jour 1 actu, conseille aux parents d’adopter un principe qui préside à la rédaction de son magazine, destiné aux 8-13 ans : « Partir des questions des enfants, de ce qu’ils ont lu, vu, entendu, imaginé. » L’adulte doit aussi « jouer le rôle d’un filtre, qui laisse passer ce qu’ils sont en mesure de recevoir et de comprendre ». Pas toujours facile… Et si, à l’heure du petit déjeuner, l’enfant entend à la radio une information qui l’interpelle, ou si papy n’a pas changé de chaîne lorsqu’un reportage de guerre passait au « JT », il faut lui apporter des réponses.La presse jeunesse (lire ci-dessous) peut s’avérer d’une aide précieuse. « Dans notre magazine et aussi au moyen de vidéos intitulées ”1 jour, 1 question” , nous répondons à l’urgence, lorsque survient un attentat ou une catastrophe. Mais nous avons aussi à cœur de combattre l’idée reçue selon laquelle l’actualité serait forcément dramatique », insiste Agnès Barber.« Chez les journalistes de la presse jeunesse, on trouve une capacité à articuler le texte et l’image pour rendre l’info accessible et un souci constant de pédagogie », relève David Groison, rédacteur en chef de Phosphore, magazine qui s’adresse aux lycéens. « Quand on parle de terrorisme, on a toujours en tête que beaucoup de nos lecteurs n’étaient pas nés le 11 septembre 2001. On est tenu de partir de leurs références et de leur donner les éléments de contexte nécessaires », poursuit-il.« Abonner son enfant à un magazine d’actualité est une bonne piste, à condition que sa lecture ne soit pas présentée comme une contrainte, quasi scolaire, mais comme un plaisir », glisse Anne Cordier. « Et cela dépendra notamment du rapport que les parents eux-mêmes entretiennent à l’information », fait-elle remarquer.
  Ne pas juger les pratiques d’information de son enfant Un autre écueil consiste à juger les pratiques d’information de son enfant. « Il faut s’y intéresser, pour l’amener progressivement à se poser les bonnes questions. On peut aussi lui expliquer que les algorithmes des moteurs de recherche nous proposent des informations en fonction de nos précédente s requêtes, que les réseaux sociaux, eux aussi, ont tendance à réduire notre horizon de pensée », conseille cette universitaire.Le défi consiste à éveiller un esprit critique, une capacité à prendre du recul pour aborder l’actualité, sans verser pour autant dans une méfiance généralisée vis-à-vis des médias traditionnels. On peut également opérer un détour par des situations du quotidien, suggère la psychanalyste Claude Halmos.« Ce n’est pas parce qu’un professeur a commis une injustice qu’il est par nature injuste ni, a fortiori, que tous ses collègues le sont aussi. De la même façon, il faut se garder de mettre tous les journalistes dans le même sac, de les considérer comme les membres d’un vaste complot, ce qui nous dispenserait de réfléchir », dit-elle. Et pour faire saisir à son enfant qu’il est utile de confronter différentes sources si l’on veut bien s’informer, on peut prendre l’exemple d’une banale dispute dans la cour de récréation. « Trois élèves en sont témoins. Chacun, en fonction de sa sensibilité, en fera un récit différent. Tout comme trois journaux traiteront différemment la même info », poursuit-elle.Cette éducation aux médias et à la complexité est essentielle, plaide Anne Cordier. « Il faut montrer à nos enfants qu’informer et s’informer est un droit, qui n’est pas garanti partout dans le monde. On doit aussi leur faire comprendre, d’un point de vue plus personnel, que l’info est une arme pacifique qui permet, pour reprendre leur expression, de ne pas “se faire avoir” »
  Des supports pour les enfants et ados Des journaux Il existe des journaux d’information destinés aux enfants, comme 1 jour 1 actu (8-14 ans) et Mon quotidien (10-13 ans). Plusieurs titres de la presse jeune, chez Bayard, comportent des rubriques d’actualité, comme Image Doc, Okapi, Phosphore ou encore I Love English World. Des applis La plateforme bayam.tv livre aussi des clés pour comprendre l’actu. L’appli Okapi propose chaque jour trois quiz pour découvrir ce qui se cache derrière des photos « mystère » de l’Agence France-Presse. L’appli Give me Five, de Phosphore, propose, à cinq heures cinq chaque après-midi, les cinq informations essentielles de la journée. Des livres Lenuméro hors série de GéoAdo, consacré aux théories du complot. Et aussi « Les journalistes nous cachent-ils des choses ? », de David Groison, Pierangélique Schouler et Ronan Badel, Éd. Actes Sud Nature. Radio et télé À la radio, France Info diffuse du lundi au vendredi, à 14h21, à 16h24, et en podcast, sa chronique « France Info junior », dans laquelle un expert répond à des questions d’enfants. À la télé, Arte propose du lundi au vendredi, à 7h10 et, la veille, dès18h30 sur Arte Info, « Arte journal junior », un « JT » de six minutes pour les ­10-14 ans. Des sites Le site Internet du Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (www.clemi.fr) contient des vidéos qui aident à déjouer les pièges de l’info et des réseaux sociaux. Un YouTuber de 20 ans, Hugo Décrypte, livre avec talent son résumé de l’actu.Denis Peiron- Une interview du journalLa Croix – décembre 2017
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          <media:title><![CDATA[Comment aider nos enfants à s’informer ?]]></media:title>
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      <title>Education des enfants : comment éviter les conflits pendant des vacances en famille partagées avec des amis ?</title>
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      <pubDate>Fri, 09 Dec 2016 06:30:00 +0100</pubDate>
            <category><![CDATA[Enfants]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Education enfants]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Cet été, vos amis… et leurs enfants partagent les vacances de la famille. Ce projet sympathique peut vite devenir un cauchemar quand les rythmes et les méthodes d’éducation diffèrent ! Les conseils de Christine Brunet, psychologue et psychothérapeute, pour vous aider à réussir votre séjour.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comment faire pour que ces vacances en collectivité se passent bien ? Christine Brunet: Il me semble d&#039;abord essentiel que les familles se soient côtoyées, avant le jour du départ , pour parler de ce projet commun. Partir avec des amis dont on connaît bien les habitudes permet de se représenter ces vacances à l&#039;avance et d&#039;anticiper les éventuelles difficultés . Pour maintenir suffisamment d&#039;osmose entre les familles , il est nécessaire de trouver des consensus : se mettre d&#039;accord sur les tâches à accomplir (cuisine, courses, lessives) et sur les horaires (repas, siestes). Et surtout, ne pas prendre ombrage s&#039;il y a des tensions! Les enfants doivent être préparés à vivre à un rythme différent de celui de l&#039; année scolaire . Les parents doivent accepter d&#039;être plus souples afin de s&#039;accommoder des habitudes de chaque famille (permettre de pique-niquer , lâcher du lest sur la télévision , etc.). Même en vacances, il est important de garder un temps d&#039;écoute privilégié pour ses enfants: échanges, jeux, participation… Ces temps forts sont nécessaires pour les enfants , qui aiment se retrouver seuls avec leurs parents .
  Quel comportement adopter avec les enfants des autres ? C.B.: Il est conseillé d&#039;éviter d&#039;être intrusif dans les relations parents-enfants des autres familles. Ne jamais remettre en cause l&#039; autorité des parents! On peut parfois avoir le sentiment que les enfants des autres sont mal élevés . Ce n&#039;est pas le cas: ils ont simplement reçu une éducation différente de celle que nous connaissons. Aussi, ne soyons pas trop rigides ! Si un adulte est choqué par l&#039; attitude d&#039;un enfant , qui ne dit pas bonjour ou qui parle mal, par exemple, il ne peut pas se permettre d&#039; intervenir . En revanche, il peut parler, en aparté, à ses propres enfants : “C&#039;est inadmissible, je trouve que cet enfant a dépassé les limites… ” Inversement, il peut être amené à encourager son propre enfant: “Cet enfant-là sait rendre service, se mettre à table, se tenir comme il faut: j&#039;aimerais que tu saches faire ça!” Il ne s&#039;agit pas de comparer les enfants, mais de motiver les uns et les autres.
  Quand peut-on se permettre d’intervenir ? C.B.: Si un enfant est placé sous notre responsabilité en l&#039;absence de ses parents, on peut lui demander de respecter nos propres règles . Et, bien sûr, si un enfant en met un autre en danger , il est important de lui dire: “J&#039;en parle à tes parents car ce que tu as fait est très grave!” Propos recueillis par Camille Moreau pour le magazine Toupie.
  Qu’est-ce que la présence d’autres enfants que les siens révèle sur son propre rôle de parent ? C.B.: Alors que certains enfants développent un esprit d&#039; indépendance au contact de leurs camarades, d&#039;autres restent très dépendants et ne savent rien faire tout seuls . En tant que parent , nous voilà estampillé “trop protecteur”! C&#039;est dans ce genre de situation que l&#039;on se sent remis en question dans sa compétence de parent . On en vient à porter sur soi-même un jugement attribué, en fait, au regard des autres: “Il est en train de me regarder comme quelqu&#039;un de trop énervé, de trop méticuleux, comme quelqu&#039;un qui laisse tout filer.” Il est important, pourtant, d&#039;accepter ces différences : chacun a ses méthodes d&#039; éducation , et aucune n&#039;est meilleure qu&#039;une autre. Ne portons pas sur nous-mêmes un regard trop laminant!
  Quels bénéfices peut-on tirer de cette expérience de vie collective ? C.B.: Ce projet commun peut être une expérience enrichissante. Il permet la mise en perspective de nos modes de vie et de nos méthodes d&#039;éducation . Pendant ces vacances , les enfants découvrent des habitudes différentes de ce qu&#039;ils connaissent, qui vont varier selon qu&#039;ils font partie d&#039;un club , qu&#039;ils sont tout le temps avec leurs parents ou qu&#039;ils sont gardés par une jeune fille. Ces mélanges avec d&#039; autres familles apportent beaucoup et permettent aux enfants (et à leurs parents) de s&#039;ouvrir aux autres . Propos recueillis par Camille Moreau pour le magazine Toupie.
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          <media:title><![CDATA[Education des enfants : comment éviter les conflits pendant des vacances en famille partagées avec des amis ?]]></media:title>
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      <title>Education des enfants : comment leur donner le goût du beau ?</title>
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      <pubDate>Fri, 09 Dec 2016 06:31:00 +0100</pubDate>
            <category><![CDATA[Enfants]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Education enfants]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les jeunes enfants emploient souvent l’expression : “C’est trop beau !” Mais que mettent-ils exactement derrière ? Ont-ils un sens inné du beau ou appartient-il aux parents de “former” leur goût ? Réponses et conseils du philosophe Michel Lacroix pour le cahier Parents du magazine Pomme d’Api.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pomme d’Api : Parfois, nos enfants nous désarçonnent quand ils sont en admiration devant une peluche ou un vêtement aux couleurs criardes… Peut-on leur dire que l’on trouve cela laid ? Michel Lacroix: Porter un jugement aussi tranché ne me semble pas indispensable! Un enfant ne pourrait le vivre que comme une blessure à son amour-propre, une violence faite à ses goûts personnels . Même si cette peluche est disgracieuse et ce vêtement objectivement moche, ils lui plaisent et le touchent: on ne peut que respecter cet état de fait. A 3ou 4ans , la sensibilité esthétique est en pleine éclosion et il serait bien dommage de l&#039;écraser sous le rouleau compresseur du dénigrement et de la dépréciation… Je conseillerais donc aux parents de faire preuve d&#039; indulgence et de patience , d&#039;accepter que leur enfant fasse ce petit détour par ce qui leur semble vilain à eux. Il est par exemple normal qu&#039;un tout-petit soit d&#039;abord attiré par le “facile ”, le voyant et le clinquant, avant d&#039;accéder à l&#039;harmonie des couleurs, à une esthétique plus élaborée en grandissant.
  P. d’A. : Cela veut dire que son goût va évoluer. Est-ce le rôle des parents de soutenir leur enfant dans cette évolution, de l’aider à “former” son goût ? M. L.: En effet, les parents ont un rôle essentiel à jouer que je qualifierais d&#039;accompagnement . Mais il s&#039;agit de faire preuve de subtilité! Dans le domaine de l&#039; esthétique , on ne peut pas être dans le registre de l&#039;injonction, on ne peut pas dire à son enfant: “Cette chose est belle et tu dois la trouver belle.” En revanche, il peut s&#039;avérer très intéressant de témoigner de ses propres émotions auprès de son tout-petit, de mettre des mots sur ce qu&#039;un beau tableau , une belle musique provoque en nous. Au lieu de se contenter d&#039;affirmer: “C&#039;est beau”, on peut faire l&#039;effort d&#039;aller un peu plus loin, d&#039;en dire un peu plus: “Je trouve que ce jaune et ce violet vont bien ensemble, ou le rythme de cette musique me rend joyeux.” On lui offre ainsi un vocabulaire, une palette de mots qui l&#039;aideront à s&#039;approcher du beau , à mieux l&#039;appréhender.
  P. d’A. : Dans le cadre de cette éducation au beau, peut-on l’emmener au musée ou écouter un concert ? M. L.: Bien sûr, toutes les propositions seront les bienvenues pour éveiller sa sensibilité esthétique. Mais il serait réducteur de lui laisser croire que la beauté n&#039;est présente que dans les grandes œuvres d&#039;art , qu&#039;on ne peut la contempler que dans des lieux un peu austères et impressionnants pour un tout-petit, tels que les musées.Les objets qui nous entourent, le quotidien et l&#039;ordinaire regorgent eux aussi de belles choses! Il suffit d&#039;apprendre à les voir et surtout de prendre le temps pour ça… L&#039;éducation au beau ne peut en effet se faire dans la hâte du quotidien, sous le signe de l&#039;efficacité et l&#039;utilité qui guident forcément nos emplois du temps: elle ne peut s&#039;inscrire que dans la disponibilité et la gratuité . Quand on lit un livre avec son tout-petit, on pourra par exemple ne pas s&#039;intéresser seulement au texte mais s&#039;attarder aussi sur l&#039;image, chercher ensemble ce qui la rend belle (les couleurs, les formes). On pourra regarder les ailes d&#039;une mouche à l&#039;aide d&#039;une loupe ou les nervures d&#039;une feuille. Écouter le chant mélodieux du merle, le comparer à celui, beaucoup moins agréable, de la pie. Michel Lacroix, propos recueillis par Isabelle Gravillon, Pomme d&#039;Api, mai 2011
  Eduquer son enfant au beau, cela demande du temps, de l’investissement de la part des parents… Très clairement, oui! Dans ce qu&#039;elle propose aux enfants, à travers certains dessins animés, livres, jouets ou articles vestimentaires, notre société ne leur donne pas que du beau à voir … Le rôle de contrepoids des parents est donc particulièrement important, c&#039;est à eux qu&#039;il appartient de faire découvrir à leurs bambins des livres dont ils auront choisi les illustrations avec soin, des CD de musique de qualité, etc. Mais toujours en restant dans le plaisir , dans le ludique, dans une atmosphère de fête: on n&#039;apprend pas le beau comme on apprend à lire ou compter, il n&#039;est pas question de faire des devoirs ! La rencontre avec l&#039;art , l&#039;esthétique ne peut pas se faire dans la rigidité et la contrainte, car sa vocation pre­mière est de nous faire nous sentir bien, de nous procurer du bonheur, du bien-être .
  Mais comment les parents peuvent-ils être sûrs de ne pas imposer leurs propres goûts à leur enfant ? Justement en ne se transformant pas en “professeurs de beau”, en gardant la souplesse, l&#039;écoute et l&#039;ouverture nécessaires! Les parents proposent et doivent accepter que l&#039;enfant dispose, aille vers ce qui l&#039;attire… L&#039;expérience esthétique est forcément subjective: ce qui plaît à l&#039;un ne plaît pas forcément à l&#039;autre, ce que Maman aime, Papa ne l&#039;aime pas forcément et vice versa. Il est très enrichissant de faire découvrir cette relativité à son enfant, de lui montrer que le domaine de l&#039;art et du beau est aussi celui de la tolérance , du respect du goût des autres.
  Initier son enfant au beau, est-ce une chance qu’on lui offre ? Cela me semble une évidence! La sensibilité au beau acquise dans la petite enfance , on la garde toute sa vie. Cela devient ensuite un jardin secret dans lequel, adulte, on vient se ressourcer, trouver une compensation à une existence très fortement orientée vers des valeurs utilitaires , techniques et marchandes.Être capable de se connecter au monde de la gratuité esthétique peut aider à mieux résister à toute cette pression de notre monde moderne. De plus, on le sait fort bien, l&#039;art possède une vertu consolatrice : savoir se nourrir d&#039;œuvres picturales, musicales et autres rend plus fort pour traverser les épreuves de la vie, offre un onguent à se passer sur d&#039;éventuelles blessures. Michel Lacroix, propos recueillis par Isabelle Gravillon, Pomme d&#039;Api, mai 2011
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          <media:title><![CDATA[Education des enfants : comment leur donner le goût du beau ?]]></media:title>
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      <item>
      <title>Education des enfants : pourquoi l’autorité est-elle si importante ?</title>
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      <pubDate>Fri, 09 Dec 2016 06:33:00 +0100</pubDate>
            <category><![CDATA[Enfants]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Education enfants]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Comment réussir à poser des interdits à son enfant, et les faire respecter ensuite, lorsque l’on doute de leur bien-fondé ? Pour Claude Halmos, psychanalyste, l’autorité est pourtant absolument indispensable dans l’éducation d’un petit ! Elle s’en explique dans Enfant Magazine. Extraits.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Enfant Magazine : Pourquoi un enfant ne peut-il pas se passer d’autorité pour grandir ? Claude Halmos: “Le destin d&#039;un enfant est de devenir un être civilisé , capable de vivre au milieu des autres, heureux , et sans leur poser de problèmes. Or, à l&#039;origine, le petit humain est mal parti pour cela! Il fonctionne selon trois principes qui ne facilitent pas exactement la vie en société . D&#039;abord, il est animé de pulsions : si quelqu&#039;un est sur son chemin, il le bouscule; s&#039;il a envie de quelque chose, il se sert. Ensuite, il est aussi la proie du principe de plaisir : il fait seulement ce qui lui plaît et refuse tout ce qui lui provoque le moindre déplaisir, donc, notamment, les efforts et les contraintes . Et enfin, il est persuadé de sa toute-puissance : il pense être le roi du monde , le centre de tout, spécialement de sa famille. Pour que leur enfant renonce à ce fonctionnement initial, les parents vont devoir l&#039;éduquer . Et devant l&#039;immensité de la tâche, ils n&#039;auront d&#039;autre choix que d&#039;avoir recours à un outil à cette mesure: l&#039;autorité .”→ Retrouvez la suite de cette interview et les conseils de spécialistes pour poser, partager, réinventer l&#039;autorité avec un enfant de 0à 12 ans dans le dossier du mois d&#039; Enfant Magazine de février-mars 2012. Disponible en kiosque actuellement, 3,90 €. Isabelle Gravillon, dossier 0-12 ans “L&#039;autorité, comment la poser”, Enfant Magazine, février-mars 2012
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          <media:title><![CDATA[Education des enfants : pourquoi l’autorité est-elle si importante ?]]></media:title>
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      <title>Education des enfants : des livres pour parler de sujets difficiles</title>
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      <pubDate>Fri, 09 Dec 2016 06:31:00 +0100</pubDate>
            <category><![CDATA[Enfants]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Education enfants]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Handicap, sexualité, deuil… : les livres de notre sélection trouvent les mots pour parler de ces sujets difficiles avec les petits et les informer en restant à hauteur d’enfants.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Handicap - Quatre petits coins de rien du tout Jérôme Ruillier, Bilboquet, 12€.Dans le monde des Petits Ronds, Petit-Carré est différent . Ses angles ne passent pas la porte ronde de la maison des Petits-Ronds . Est-ce lui qui devrait changer pour qu&#039;il puisse enfin passer? Ou bien ne serait-il pas plus malin, et plus humain , d&#039;adapter la porte, de couper “quatre petits coins de rien du tout” pour que Petit-Carré puisse rejoindre les autres et s&#039;inscrire dans leur monde, qui ainsi deviendrait aussi le sien? Grâce à cette métaphore poétique et géométrique, l&#039;auteur parvient à un grand livre sur le handicap , capable de toucher les plus petits , et chacun d&#039;entre nous. Un bijou! Dès 2ans.
  Homosexualité - Jérôme par cœur Thomas Scotto, Olivier Tallec, Actes Sud Junior, 14€.Cet album est un coup de cœur… et un coup au cœur. Il y est question d&#039;un lien très fort entre deux enfants , raconté sous la forme d&#039;une déclarationpassionnée: celle de Raphaël à Jérôme. Amour ? Amitié ? Qu&#039;importe: on ne peut plaquer des notions d&#039;adulte sur des émotions enfantines. Avec des mots simples, l&#039;auteur restitue magnifiquement l&#039;intensité d&#039;une relation comme en vivent les enfants , mais aussi la peur des parents qui y voient les prémices d&#039;une homosexualité . La réponse reste en suspens: là n&#039;est pas le cœur du livre qui retrace avant tout et avec justesse l&#039;amour que deux enfants ont le droit de se porter, sans que le regard des grands influence leurs sentiments . Dès 3ans.
  Deuil - Le piano Marion Duval, Didier Jeunesse, 14,20€.Depuis la mort de mamie, son piano noir envahit le salon. Impossible de se mouvoir, de se comporter comme avant, tant le piano bouleverse les relations des occupants de la maison. Papa, surtout, est aussi sombre et muet que le piano… Jusqu&#039;au jour où un ami bienveillant brise le silence et fait renaître la musique qui avait déserté l&#039;instrument. Par ses cadrages et ses mots saisissants, l&#039;auteur fait ressentir de façon fulgurante aussi bien l&#039;éloignement généré par la tristesse du deuil que le soulagement de la légèreté retrouvée. Optimiste et émouvant. Dès 3ans.
  Sexualité - Comment on fait les bébés ! Babette Cole, Seuil, 12,50€.C&#039;est la référence pour parler de sexualité aux plus jeunes, un succès mérité et inégalé depuis sa sortie en1993. Ici, ce sont les enfants qui, lassés des recettes et autres métaphores potagères inventées par leurs ignorants de parents, leur expliquent comment on fait, schémas et vocabulaire technique à l&#039;appui. Il était temps que les parents sachent… en parler! Drôle et même hilarant, instructif et pas impressionnant grâce aux dessins des enfants qui illustrent “la chose”, cet album répond parfaitement à la curiosité des petits sans leur en dévoiler trop… ou pas assez. Incontournable. Dès 4ans.Dossier réalisé par Agnès Cathala pour le magazine Toupie.
  Pédophilie - Lili a été suivie Dominique de Saint-Mars, Serge Bloch, Calligram, collection “Ainsi va la vie”, 4,90€.On ne présente plus les “Max et Lili ”, ces mini-livres qui, à travers les expériences quotidiennes de ses héros, s&#039;attaquent à tous les sujets d&#039; éducation et de société . Pratiques et ludiques, ils associent fiction et questionnement, pour susciter le débat et la réflexion, alerter sans angoisser . Le tome consacré au risque de pédophilie est exemplaire: on lit l&#039;histoire de Lili comme si c&#039;était forcément l&#039;histoire de quelqu&#039;un d&#039;autre. Pour son frère Max , d&#039;ailleurs, c&#039;est avant tout l&#039;histoire de sa sœur… Mais, peu à peu, chacun prend conscience que cette histoire pourrait être la sienne, en même temps qu&#039;il identifie les moyens de s&#039;en prémunir . Dès 5ans.
  Alcoolisme - C’est écrit là-haut Claudine Desmarteau, Seuil Jeunesse, 10,95€.Ce livre illustre le thème de l&#039; atavisme familial, de ces hérédités parfois lourdes à porter. Le personnage principal est un petit garçon tiraillé entre passivité face à son soi-disant destin et envie de comprendre et d&#039;agir . Avec la naïveté et la gravité lumineuses de l&#039;enfance , il tire ses conclusions: non, l&#039;alcoolisme de son père et de son grand-père ne passera pas par lui. Pourquoi? Parce qu&#039;il l&#039;a décidé, du haut de ses jeunes années. L&#039;écriture, précise et exempte de jugement moral , ne verse jamais dans la caricature et l&#039;auteur accomplit la prouesse de faire rire et sourire . Un concentré d&#039;intelligence et de nuances, qui encourage l&#039;estime de soi. Dès 5ans.
  Homoparentalité - La princesse qui n’aimait pas les princes Alice Brière-Haquet, Lionel Larchevêque, Actes Sud Junior, collection “Benjamin”, 7,50 €. Dans ce conte de fée , au ton franchement amusant, seule la fin diffère (légèrement) de la tradition . La princesse ne trouve pas son prince charmant mais sa fée charmante. L&#039;histoire ne dit pas si toutes deux parviennent à se marier ou à avoir des enfants mais qu&#039;elles vivent heureuses assurément. Par le biais du conte traditionnel , l&#039;auteur évoque la rencontre de l&#039;amour qui préside au désir de s&#039;unir ou de fonder une famille . La fin ouverte suggère, plus qu&#039;elle ne décrit, la situation particulière des héroïnes , laissant à chaque lecteur la liberté d&#039;y greffer son vécu et d&#039;aborder les réalités de l&#039;homoparentalité . Dès 5ans.
  Maladie d’Alzheimer - L’histoire du renard qui n’avait plus toute sa tête Martin Baltscheit, Rue du monde, 15€. Le vieux renard , qui faisait l&#039;admiration de tous, perd la mémoire . Son vocabulaire rétrécit autant que son besoin des autres grandit. Ses incohérences génèrent pourtant humour et empathie chez le lecteur . Le parti pris de ce bel album consiste en effet à nous faire entrer par moments dans la tête de ce personnage attachant , même quand il oublie de chasser, de se nourrir… ou qui il est. Un regard littéraire et solidaire sur la déchéance de la fin de la vie et les troubles comme la maladie d&#039;Alzheimer . Dès 5ans.Dossier réalisé par Agnès Cathala pour le magazine Toupie.
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          <media:title><![CDATA[Education des enfants : des livres pour parler de sujets difficiles]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Deposit]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>Education des enfants : pourquoi, et comment, parler politique ?</title>
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      <pubDate>Fri, 09 Dec 2016 06:34:00 +0100</pubDate>
            <category><![CDATA[Enfants]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Education enfants]]></subcategory>
              <description><![CDATA[A l’approche de l&#039;élection présidentielle 2012, les parents peuvent se saisir de la vie quotidienne pour susciter le dialogue, apprendre aux enfants à réfléchir par eux-mêmes et donner du sens à la politique. Extraits du dossier “Comment parler politique avec ses enfants” à lire sur la-Croix.com]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Accompagner l’enfant dans son questionnement L&#039;apprentissage de la conscience politique se fait tout au long de la vie. Et c&#039;est avant tout aux parents de l&#039;éveiller, dès le plus jeune âge, en accompagnant leur enfant dans son questionnement . “Pourquoi l&#039;école est-elle en grève?” ; “Pourquoi y a-t-il des riches et des pauvres?” Il est important de rester à l’écoute de ses questions : même s’il n’est pas toujours facile d’y répondre, elles peuvent être le prétexte pour s’interroger ensemble sur des sujets de société qui le touchent.
  Adapter les explications à l’âge de l’enfant Ses centres d’intérêt varient au fil des âges. L&#039;enfant de 5à 7ans est interpellé par les injustices (“c&#039;est pas juste!”), les règles de communauté pour apprendre à vivre ensemble , le sens de la propriété (“ce qui est à toi, ce qui est à moi”). À ce stade, l&#039;enfant a souvent l&#039;impression que les autres ont davantage que lui. Ce sentiment peut servir de base pour échanger sur la justice, l&#039;égalité, la liberté . L&#039;adulte aide ainsi l&#039;enfant à se décentrer et à discerner ce qui est juste ou non. Vers 8ou 10ans , l&#039;enfant a besoin de réponses précises , de repères comptables . “Combien y a-t-il de députés?” “À quoi servent-ils?” Il est toujours révolté par les injustices, il a aussi envie d&#039;agir pour changer les choses, se sentir utile . Il adore les aventures de héros . Se plonger dans l&#039;histoire des civilisations anciennes, comme l&#039;Égypte ou la Grèce, peut être l&#039;occasion d&#039;aborder l&#039;évolution des organisations politiques. De 11à 13ans , l&#039;enfant entre dans une phase de contestation . Pour faire écho à ce qu&#039;il vit, on peut aborder les chapitres de la Révolution française ou de la Résistance! Passer par les questions que les hommes se sont posées à cette époque permet de comprendre telle ou telle institution, de lui donner de la chair. À l&#039;adolescence , le dialogue se poursuivra, à condition qu&#039;il ait été initié auparavant.
  Montrer le lien entre l’univers de l’enfant et les programmes politiques L’intérêt des enfants est lié aussi à celui que leurs parents portent à la chose publique. Leurs propres idées servent de socle à la discussion, à condition qu’elles soient cohérentes avec leur comportement. Les adultes en profiteront d’ailleurs pour réinterroger leurs convictions, mettre en cause leurs certitudes , voire se confronter à leurs contradictions . Denis Langlois* , conseille de se saisir de la vie quotidienne pour aborder des sujets parfois difficiles. “L&#039;enfant vit dans un univers politique , que ce soit à l&#039;école, dans la rue ou chez lui, en entendant les conversations familiales ou par le biais de la télévision. Profitons-en pour l&#039;amener à exprimer un avis sur un fait dont il a été témoin. Par exemple, une réaction raciste ou sexiste chez un adulte, une discrimination en classe, une injustice à la maison. Ses parents s&#039;efforceront alors de lui montrer le lien existant entre ce qui se passe dans son univers, les problèmes sociaux (le racisme, les inégalités, la violence…) et les programmes politiques .”À ce titre, les mois qui précèdent l&#039; élection présidentielle constituent une période favorable au dialogue familial . Notamment avec les plus grands, qui peuvent l&#039;aborder avec un esprit critique. […]Enfin, il est important de faire découvrir [à un enfant] que ce sera bientôt à lui d’ agir et de faire évoluer les institutions pour bâtir une meilleure société , soucieuse du bien commun.* Denis Langlois est l&#039;auteur du livre La politique expliquée aux enfants (éd. de l&#039;Atelier) . France Lebreton, dossier “Comment parler politique avec ses enfants”, rubrique Famille, la-Croix.com
  La famille est-elle encore un lieu de transmission politique ? Anne Muxel: Les convictions politiques et religieuses sont aujourd&#039;hui ce qui se transmet le mieux. Les deux tiers des Français s&#039;inscrivent dans la continuité des choix politiques de leurs parents. La famille est toujours le creuset de l&#039;identité politique des individus, notamment à travers la transmission des orientations gauche ou droite, ou ni gauche ni droite .
  Pour un enfant, que représente l’appartenance politique de sa famille ? A. M. : La famille est le premier terrain de l&#039; aventure démocratique . Elle forge de façon précoce les principaux repères politiques et les grandes orientations idéologiques. L&#039;enfant peut ainsi se situer et situer ses proches dans l&#039;environnement. Il sait reconnaître très tôt non seulement sa famille mais aussi une famille politique . Sa connaissance sensible et affective le rend capable de classer les personnalités politiques que l&#039;on aime et celles que l&#039;on n&#039;aime pas dans son entourage. Il voit et entend ses parents commenter, réagir au fil de l&#039;actualité politique. Jusqu&#039;à un certain âge, l&#039;enfant colle à cette identité, il n&#039;a pas de distance critique par rapport à ses parents. À mesure qu&#039;il grandit, il s&#039;intéresse plus à la politique. Vers 16ans, une renégociation des choix originels des parents peut intervenir. Mais, généralement, les premiers votes des jeunes sont conformes aux orientations parentales .
  La politique est-elle une valeur éducative ? A. M. : Pour une minorité de parents, parmi les plus politisés et les plus militants, cette transmission se fait de façon volontariste et intentionnelle. Pour les deux tiers des parents, l&#039; héritage politique se transmet par imprégnation, au travers des principes éducatifs, des actes de la vie quotidienne . Les emmener au bureau de vote, à des manifestations, en débattre autour de la table: ces comportements ont une incidence sur le rapport de familiarisation avec la politique que le jeune pourra développer. Un tiers des couples ne partagent pas les mêmes choix politiques: leurs enfants peuvent se situer, plus tard, en retrait de la politique. Voire adopter un comportement abstentionniste. Il se passe la même chose dans le domaine religieux lorsque le père et la mère sont de religion différente.
  La politique s’invite-t-elle moins à la table familiale qu’autrefois ? A. M. : Elle est toujours présente mais de façon moins virulente. La politique s&#039;est dédramatisée et banalisée. Les clivages politiques sont moins marqués, les repères sont brouillés. Les engagements politiques ne sont plus des affiliations à des systèmes idéologiques constitués. L&#039;appartenance politique est beaucoup plus éclatée: on est un peu de gauche, un peu de droite. On cherche davantage le consensus . Ce qui n&#039;empêche pas une grande disponibilité pour s&#039;engager en faveur des causes d&#039;intérêt général. On assiste à la rencontre de deux forces contraires: l&#039;individualisation du rapport à la politique et l&#039;engagement dans le collectif qui produisent la citoyenneté d&#039;aujourd&#039;hui.
  Quelles sont les répercussions sur les enfants ? A. M. : Les enfants rencontrent la politique dans un contexte nouveau de brouillage des identités , d&#039;individualisation des comportements, d&#039;alternance entre l&#039;abstention et la participation électorale, et de plus grande volatilité des choix électoraux. Les enfants seront des citoyens plus critiques , plus intermittents quant à leur vote, plus exigeants vis-à-vis des politiques, plus informés aussi. Ils disposent déjà de nombreux moyens de communication (Internet, réseaux sociaux) qui aiment manier la dérision. L&#039;accès à une masse d&#039;informations aiguise l&#039; exigence démocratique .
  Parle-t-on plus politique en famille lors d’une élection présidentielle ? A. M. : L&#039;élection présidentielle est l&#039;élection la plus mobilisatrice , celle où il y a le plus de participation. La plus politisée aussi, celle dont on parle dans les familles et qui donne lieu à des échanges, surtout au deuxième tour. Les enfants utilisent une terminologie affective : il y a un bon et un méchant.Cependant, le vote est encore secret en France, puisque 50 % des parents ne le révèlent pas à leurs enfants.Anne Muxel est l&#039;auteur de: La Politique au fil de l’âge (éd. Les presses de Sciences-Po) et de l&#039;ouvrage Avoir 20ans en politique. Les enfants du désenchantement ( é d. Seuil) . Anne Muxel, propos recueillis par France Lebreton, dossier &quot;Comment parler politique avec ses enfants&quot;, rubrique Famille, la-Croix.com
  La politique, un sujet encore tabou ? “C’est quoi la différence entre la gauche et la droite?”, “Pourquoi tu ne veux pas me dire pour qui tu votes ?” L’élection présidentielle et la période préélectorale suscitent bien des interrogations chez les enfants. Quel parent ne s’est jamais senti embarrassé par de telles questions, n’a pas été tenté d’y répondre sur un mode évasif, voire de les esquiver ? “Il y a seulement trente ou quarante ans, on ne parlait pas aux enfants de politique ; elle était considérée comme compliquée, et allant à l’encontre de leur pureté et de leur innocence ”, rappelle Denis Langlois, auteur du livre La politique expliquée aux enfants *. Aujourd’hui encore, la politique est taboue dans certaines familles, qu’elles ne se sentent pas capables d’en parler ou qu’elles considèrent que ce sujet ne concerne pas les enfants .
  On ne devient pas citoyen du jour au lendemain… “Pourtant, la politique est partout, dans notre vie de tous les jours !”, s’exclame Sophie Lamoureux, auteur du livre Comment parler de politique aux enfants **. “C’est la manière dont les êtres humains s’organisent pour vivre ensemble ; cela recouvre aussi bien le fonctionnement des institutions que des questions très concrètes, comme la construction d’une route ou les repas à la cantine. Tous ces sujets intéressent le citoyen . Et on ne devient pas citoyen du jour au lendemain, à sa majorité, lorsqu’on a le droit de voter”, ajoute l’auteur, convaincue que “le sens politique fait partie des valeurs à transmettre pour éduquer son enfant à être acteur de sa vie et à trouver sa place dans la société ”.* Denis Langlois est l&#039;auteur du livre La politique expliquée aux enfants (éd. de l&#039;Atelier) ** Sophie Lamoureux est l&#039;auteur de: Comment parler de politique aux enfants? (éd. Le baron perché) . France Lebreton, dossier “Comment parler politique avec ses enfants”, rubrique Famille, la-Croix.com
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          <media:title><![CDATA[Education des enfants : pourquoi, et comment, parler politique ?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Deposit]]></media:copyright>
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      <title>Désaccords sur l&#039;éducation des enfants : des parents témoignent</title>
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      <pubDate>Tue, 17 Jul 2018 15:30:00 +0200</pubDate>
            <category><![CDATA[Enfants]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Education enfants]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Apprendre à élever un enfant à deux n’est pas toujours simple, surtout quand celui-ci grandit ou que les familles se recomposent. Témoignages de quelques parents conciliants.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[« Il faut être solides et solidaires » Élisabeth, 41 ans, quatre enfants de 6, 11, 13 et 15 ans« Le principal sujet de conflit entre mon mari et moi, depuis quelque temps, ce sont les jeux vidéo. Lui trouve normal que nos deux garçons y jouent souvent. Moi, je considère qu’il est important de leur fixer des limites. C’est vrai qu’il ne les voit pas autant que moi et ne se rend pas compte du temps passé devant l’ordinateur, mais lorsque je lui demande d’intervenir, il me répond que ce n’est pas grave et que tous les garçons de leur âge y jouent. Du coup, c’est moi qui suis obligée de sanctionner. Et, avec l’aîné de 15 ans, c’est de plus en plus difficile. Comme tous les adolescents, il résiste, se rebiffe et finit même par me parler mal. Ce qui occasionne de nouvelles disputes avec mon mari : non seulement il ne réagit pas beaucoup face à ce comportement, mais lorsque j’élève le ton avec notre fils, il me reproche de trop crier ! Nous ne nous sommes jamais autant disputés que depuis que nos enfants sont ados. C’est un âge difficile, car ils s’engouffrent très vite dans les failles du couple et cherchent à monter un parent contre l’autre. Il faut être solides et solidaires. Ce n’est pas toujours simple. On essaye de discuter, de trouver des terrains d’entente, mais il y a des sujets sur lesquels nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord. »
  « Nous sommes issus de cultures différentes » Betty, 40 ans, trois enfants de 4, 9 et 11 ans« Les divergences en matière d’éducation sont apparues très vite dans notre couple car nous sommes issus de cultures différentes. Je suis française, mon mari hollandais. Et, à l’évidence, on n’élève pas les enfants de la même façon dans les deux pays ! Dans sa famille, en tout cas, on les laisse faire un peu ce qu’ils veulent et on voit ensuite ce qui arrive. Dans la mienne, au contraire, on est beaucoup plus strict. Autant dire que les premières années en Hollande avec ma belle-famille ont parfois été difficiles. Je passais souvent pour la méchante mère. Mon mari, lui, ressemble plutôt à sa famille. C’est un papa gâteau, qui s’occupe très bien des enfants, joue avec eux, mais est incapable de les punir. J’ai essayé à plusieurs reprises de le laisser gérer les crises à sa façon, mais à mon retour, le problème n’était pas réglé et l’enfant pleurait toujours. Depuis que nous vivons en Belgique, la situation s’est tout de même un peu améliorée. Comme il n’y a plus la belle-famille, mon mari est obligé de jouer un peu plus son rôle de père et d’exercer son autorité. »
  « Les enfants jouent des désaccords » Julie, 41 ans, trois enfants de 7, 11 et 14 ans« Je vis depuis six ans avec mon compagnon, père lui aussi de trois enfants. Nous sommes une famille recomposée. Au début de notre vie commune, il y a eu forcément des divergences en matière d’éducation, car chacun avait élevé ses enfants avec un autre conjoint pendant des années. Mais comme nous avions tous les deux envie que notre couple et notre famille fonctionnent, nous avons fait des compromis. J’ai, par exemple, fini par autoriser mes enfants à manger du Nutella au petit déjeuner, comme ceux de mon compagnon, alors qu’au départ cela me paraissait une hérésie. En contrepartie, lui a fait des efforts sur les comportements des siens à table en les obligeant à goûter la nourriture avant de dire qu’ils n’aiment pas tel ou tel plat. Chacun est amené en permanence à faire des ajustements, autrement c’est très compliqué. On ne peut pas édicter une règle pour les uns et pas pour les autres, sinon il y a des injustices et les enfants y sont très sensibles. Ainsi, mon fils a très mal vécu que l’une des filles de mon conjoint ait un portable à 11 ans, alors que lui n’y avait pas droit. C’est sa mère qui le lui avait offert et nous avons été obligés d’accepter la situation, alors que ni son père ni moi n’étions d’accord pour un téléphone à cet âge. Dans les familles recomposées, on gère sa tribu, plus les “ex” de chaque côté, ce n’est pas toujours simple ! D’autant que les enfants ont peut-être davantage tendance à jouer des désaccords. Nous essayons de ne pas tomber dans le piège en étant toujours du même avis devant eux. Notre règle absolue, c’est de ne jamais afficher un désaccord en leur présence. »
  « Je n’aspire pas à être un parent parfait » François, 43 ans, deux enfants de 6 et 11 ans« Ma femme et moi n’avons jamais réussi à nous mettre d’accord sur le fait de donner ou pas une tape sur la main des enfants en guise de sanction. Elle refuse toute atteinte à leur intégrité physique, tout châtiment corporel, pour utiliser des grands mots. Et moi je pense que c’est une façon comme une autre de marquer des limites. Je ne suis pas sûr que ce soit un geste plus agressif que des cris ou une punition. C’est un sujet de désaccord, mais pas vraiment de dispute. Je pense même qu’elle a raison sur le fond : on ne peut pas apprendre aux enfants à régler les conflits autrement que par la violence et en même temps les taper. Mais bon… C’est aussi une façon de montrer son énervement, son exaspération. Sous le coup de la colère, ce n’est pas toujours facile de raisonner. Aujourd’hui, la question se pose beaucoup moins car ils comprennent mieux le sens d’une punition. Je ne crois pas les avoir traumatisés. De toute façon, je n’aspire pas à être un parent parfait ! »A lire aussi : Papa dit oui, maman dit nonPaula Pinto Gomes - Un article du journal La Croix - Avril 2011
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          <media:title><![CDATA[Désaccords sur l&#039;éducation des enfants : des parents témoignent]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Deposit]]></media:copyright>
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          </item>
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      <title>Enfant unique : quelles différences d’éducation ?</title>
      <link>https://www.notrefamille.com/enfants/education-enfants/enfant-unique-quelles-differences-deducation-1896</link>
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      <pubDate>Fri, 09 Dec 2016 06:40:00 +0100</pubDate>
            <category><![CDATA[Enfants]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Education enfants]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un enfant unique est-il plus gâté, plus égoïste que les autres ? Est-il frustré de ne pas avoir de frères et de sœurs ? Le point sur quelques idées reçues par Françoise Peille, psychologue clinicienne, pour le magazine Picoti.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Picoti : Quelles relations les parents nouent-ils avec leur enfant unique ?? Françoise Peille ? : L&#039; enfant unique est le centre de toutes les attentions. Il a le monopole affectif de ses parents, un amour sans partage qui n&#039;est pas détourné par la présence de frères ou de sœurs . Cette relation privilégiée développe sa confiance et son estime de soi . Mais l&#039;enfant est aussi seul face à la pression parentale . Pour Freud , “Sa Majesté le bébé est obligé de satisfaire ses parents.” Tout enfant est le prolongement de ses parents, ces derniers ont souvent envie qu&#039;il devienne ce qu&#039;ils n&#039;ont pas pu être. Seul dans sa famille, il reçoit plus d&#039;attention et réussit mieux . Mais il doit également ne pas décevoir . Tous ces regards portés sur lui peuvent l&#039;influencer jusqu&#039;à l&#039; âge adulte . Flatté démesurément, l&#039;enfant aura tendance à être prisonnier de son obligation de plaire . C&#039;est un comportement constaté chez de nombreux enfants, mais plus fréquemment chez les enfants uniques .
  Picoti : Un tout-petit a-t-il conscience d’être enfant unique? ? F. P. ? : À moins d&#039;être issu d&#039;une famille aux cousins nombreux et proches, un enfant ne se rend pas vraiment compte qu&#039;il est unique avant l&#039;âge de 3ou 4ans . À la maternelle, il côtoie d&#039;autres enfants. C&#039;est à ce moment-là qu&#039;il va commencer à poser des questions et à réclamer –ou pas– un petit frère ou une petite sœur . De façon générale, les enfants uniques aujourd&#039;hui adultes disent ne pas avoir trop souffert de cette situation dans leur enfance. Certains disent cependant s&#039;être sentis seuls à l&#039;adolescence et avoir regretté de ne pas avoir de pairs avec qui partager leur quotidien familial. Mais l&#039;arrivée d&#039;un deuxième enfant n&#039;est pas toujours toute rose. Cela peut aussi être vécu difficilement pour un enfant unique, surtout s&#039;il est petit, car, ayant des besoins affectifs , il se sent obligatoirement frustré d&#039;avoir à partager sa maman. À l&#039;arrivée du nouveau-né , il perd son statut de privilégié et peut considérer ce dernier comme un voleur d&#039;amour. Cette frustration , si elle n&#039;est pas soulignée par son entourage, finit par être surmontée. Françoise Peille - Propos recueillis par Lucie de Azevedo pour le magazine Picoti
  Picoti : L’enfant unique est-il plus égoïste ou plus orgueilleux que les autres enfants ?? Françoise Peille ? : Il ne faut pas céder à la pression de ceux qui affirment que l&#039;enfant unique est égoïste ou possessif. Nous aurions tous aimé être l&#039; enfant unique de nos parents. Il est vrai que la notion de partage est plus évidente au sein d&#039;une fratrie . Mais dans un cercle familial élargi et composé de cousins, de voisins ou d&#039;amis, l&#039;enfant peut aussi recevoir et partager . Les enfants uniques ont souvent une très grande avidité sociale, il est donc important de les ouvrir aux autres. Il n&#039;y a pas de déterminisme à être unique, mais des relations vécues dans l&#039;enfance qui peuvent durer toute la vie. Si vous dites à votre enfant: “?Je t&#039;aime et je ne veux pas en aimer un autre?”, cela renforce sa mégalomanie infantile . Un enfant ne doit pas penser qu&#039;il satisfait ses parents au point qu&#039;ils n&#039;ont pas besoin d&#039;en avoir d&#039;autres.
  Picoti : Quels autres conseils pouvez-vous donner aux parents ? F. P. ? : On peut penser qu&#039;il est plus facile d&#039;élever un seul enfant parce que les éventuels conflits engendrés par la rivalité fraternelle ?sont ainsi évités. Mais les parents d&#039;enfant unique doivent prendre garde à leur surinvestissement, à vouloir en faire l&#039; enfant idéal . Il est également important de ne pas l&#039;impliquer dans sa vie de couple, lors de conflits parentaux, ou céder à la tentation d&#039;en faire un confident, notamment pour les familles monoparentales . Il est important de marquer les générations . Le laisser vivre une vie d&#039;enfant, ne pas favoriser sa précocité intellectuelle au détriment de sa maturité affective . Entouré d&#039;adultes, un enfant devient rapidement autonome et responsable . Mais il doit aussi aimer jouer et développer son inventivité tout en prenant plaisir à accomplir des actes impulsifs ou inconséquents liés au jeu. L&#039;enfant unique n&#039;est pas si différent des autres enfants. Entouré de ses parents, il a autant de chances d&#039;être épanoui et heureux que les autres. Françoise Peille - Propos recueillis par Lucie de Azevedo pour le magazine Picoti
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          <media:title><![CDATA[Enfant unique : quelles différences d’éducation ?]]></media:title>
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      <title>La relation enfant-éducateur</title>
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      <pubDate>Tue, 22 Jul 2014 09:42:00 +0200</pubDate>
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                    <content:encoded><![CDATA[La relation enfant-éducateur Comment être proche des enfants sans pour autant jouer le rôle d’une autre maman?Nous devons être proches des enfants et attentifs à tous leurs besoins. Mais nous sommes des professionnels, des éducateurs de jeunes enfants et en aucun cas nous ne devons nous substituer à la relation parentale. Un parent est un parent et un éducateur de jeunes enfants est là pour accompagner tout au long de la journée un enfant et sûrement pas sur le mode affectif. Bien sûr, nous ne sommes pas des robots et nous avons beaucoup d’empathie pour les enfants mais cela doit vraiment rester sur un mode pédagogique et d’éducation. On est là pour guider et accompagner les enfants quand leurs parents ne sont pas là.
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